Comment faire face à l’écart intergénérationnel entre l’au pair et la famille d’accueil ?

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En se lançant dans l’aventure, la famille tout comme l’au pair se rendront compte que l’écart intergénérationnel influence grandement leur expérience. A partir de cas déjà vécus, nous avons réuni des situations et apportons une prise de recul pour vous aider à mieux appréhender vos relations.

Ecart intergénérationnel : 4 mises en situation

Mon au pair passe toute la soirée sur Skype avec sa famille jusque tard dans la nuit

Questionnement : La famille peut être inquiète que l’au pair ne soit pas assez en forme pour s’occuper des enfants le lendemain. Elle peut se demander si l’au pair n’a pas le mal du pays.

En pratique : Si l’au pair a terminé sa journée (voir son planning), il est dans son droit d’utiliser son temps libre comme il le souhaite. Il est important de respecter son espace vital, ses besoins lorsqu’il n’est plus dans ces heures de travail. En revanche, si l’au pair est régulièrement fatigué le lendemain pour s’occuper des enfants, il faudra en discuter ensemble, en comprendre les raisons et trouver une solution.

Mon au pair sort en semaine et ne me dit pas où il se rend

La famille n’accepte pas que l’au pair sorte le soir en semaine. De son côté, l’au pair ne souhaite pas préciser son lieu de sortie et oublie d’annoncer son heure de retour.

En théorie, ici encore, l’au pair peut organiser son temps libre comme il le souhaite. Seule la qualité de son travail pourra être remise en cause si elle en est affectée. Qu’il s’agisse d’une sortie en pleine semaine ou pendant le week-end, il n’est pas tenu de donner tout le programme de sa sortie. En revanche, question d’éthique, il est respectueux de prévenir la famille de son retour à la maison pour qu’elle puisse s’organiser (préparation du repas, activités, etc.).

Mon au pair est en couple, on le voit jamais. J’ai peur qu’il fasse venir son ami(e) à la maison sans nous prévenir

La famille est inquiète de retrouver le petit(e) copain(e) à la maison sans avoir été tenue au courant. L’au pair est régulièrement absent pour retrouver son/sa petite ami(e).

La famille d’accueil reste maître de sa maison, c’est à elle que revient la décision d’accepter ou non la présence du petit ami(e). Si aucune discussion n’a été préalablement faite à ce sujet, l’au pair doit s’organiser et respecter l’intimité de la famille. Selon les liens qui se créent, la famille peut proposer à l’au pair de faire un repas pour faire connaissance. Elle peut également accepter à l’au pair d’inviter un(e) ami(e). Il s’agit d’abord d’un échange. La famille et l’au pair doivent en discuter et trouver un accord. Ce genre d’expérience linguistique requiert un minimum de bien vivre ensemble. Pour profiter pleinement de ce séjour, il est recommandé de préserver un temps d’échanges avec la famille d’accueil en dehors des heures de babysitting.

Mon au pair à toujours son téléphone à la main, même pendant les heures de garde

L’au pair passe son temps à regarder son portable, il le garde avec lui toute la journée. La famille se demande s’il accorde vraiment du temps à ses enfants.

Il est important de voir ici le travail de l’au pair, « Les enfants sont-ils heureux en sa présence ? », « Est-ce que l’au pair trouve des activités ludiques pour les enfants ? », « La sécurité, l’attention, l’écoute, qu’en est-il ? »… En effet, s’il n’accorde aucune importance au temps passé avec les enfants, alors il préférable d’en discuter pour en comprendre les raisons. La génération actuelle vit beaucoup à travers les réseaux sociaux et autres supports. L’idée est de pouvoir trouver un terrain d’entente, avec un travail bien fait (et avec implication), tout en préservant les échanges avec les enfants.

Communiquer pour une entente intergénérationnelle

Comme on peut le voir, certaines situations peuvent être incompréhensibles pour la famille alors que tout à fait normales pour l’au pair. Avant toute chose, chaque relation doit être construite sur des bases de respect (prévenir, politesse), de communication (exprimer, écouter) et d’échanges (activités, connaître l’autre). Il n’y a pas réellement de DO ou de DON’T, mais une attitude correcte, avec du bon sens. Chaque famille et chaque au pair sont différents. Il n’y a qu’une discussion calme et ouverte qui apaisera les tensions.

La diversité : la clé de l’entente et d’une expérience réussie ?

La différence d’âge peut devenir un réel obstacle tout comme elle peut être un atout. « Je n’arrive pas à le comprendre », « la famille est trop envahissante », etc… Il est important d’en connaître les raisons et de trouver un terrain d’entente.

Nous apprenons plus des gens qui ne nous ressemblent pas ou qui ne partagent pas forcément nos opinions. C’est un réel challenge de pouvoir apprécier une discussion avec une autre personne qui pense différemment. Cela requiert d’être ouvert d’esprit, de prendre du recul et ses responsabilités, ou … de le devenir.

Et si rester avec un groupe qui partage le même point de vue que vous limitait votre potentiel ? Qu’en est-il de la nationalité ? Et de l’âge ?
Partir au pair ou accueillir un jeune est une expérience qui réunit tous ces points. C’est d’abord une rencontre (voyage, découverte) puis des échanges (langues), un savoir vivre ensemble au-delà des préjugés et de la génération. C’est avec le temps et en préservant la communication que cette différence créée un réel travail d’équipe, un partage de connaissance et des souvenirs mémorables. On en apprend sur l’autre, sur ses coutumes, son point de vue mais aussi sur nous-même… Un élargissement qui nous rend plus fort, plus humain.

 

Crédits Photo : Christin Hume & BRUNO CERVERA on Unsplash

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