Mélissa en Australie : la vie réelle dans un haras et une ferme de bétail !

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Mélissa nous fait part de son deuxième témoignage parmi ses différents voyages. Cette jeune fille de 24 ans retrace les aléas et moments merveilleux vécus pendant son expérience en Australie.

Nous l’avions accompagnée en 2018 pour un programme de Farm work en Australie. S’occuper de chevaux dans un haras et apporter son aide dans une ferme de bétail. Elle nous raconte tout avec beaucoup d’enthousiasme.

 

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[Elle témoigne aussi pour le Nicaragua ici]

 

L’Australie

Que peux-tu dire sur ton expérience globale ?

Mélissa : L’Australie, pareil j’ai adoré ! Que ce soit sur le plan du travail, des week-ends off ou du road trip, ce voyage, tout comme au Nicaragua, s’est transformé en une aventure extraordinairement stimulante et sensationnelle.

Les australiens sont très sociables et aiment bien les étrangers. Je me souviens par exemple du nombre de fois où je suis entrée dans un magasin et que les vendeurs venait nous parler et nous demander d’où on venait. Comme au Nicaragua finalement, mais plus fréquemment. Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Je n’avais aucune expérience en ferme à mon arrivée. Sur place, ça a donné ça :

  • Conduire une motocross : fait,
  • Monter un cheval : fait,
  • Conduire un quad : fait,
  • Conduire un tracteur : fait,
  • Attraper un mouton : fait (activité très sportive),
  • Tondre un mouton : fait,
  • Conduire un 4X4 : fait,
  • Monter une clôture : fait, etc.

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Mes expériences chez mes deux employeurs ont été fabuleuses.

J’ai entre-autres pu faire du quad et du 4X4 pour nourrir les chevaux et le bétail, pour rassembler et déplacer des troupeaux. Participer au nettoyage des enclos et de la propriété était également une des tâches à faire. J’ai eu la chance de nourrir deux veaux au biberon, dont un quotidiennement. Aussi, j’ai pu assister à différents soins prodigués à certains chevaux avec ou sans l’intervention du vétérinaire. Puis, l’occasion d’assister brièvement et d’assez loin (car dangereux) au handling des poulains. Je suis tombée amoureuse des kangourous présents en grand nombre tous les matins tout autour de mon bungalow. Ceci n’est évidemment pas exhaustif…

 

Le programme de Farm Work en Australie

Pourquoi ce pays ?

Depuis que je suis toute petite, j’ai soif de voyage. J’adorais partir en vacances. Lorsque j’étais au collège/lycée, je me suis dit qu’un jour j’irai vivre au moins une année seule à l’étranger. À l’époque, je ne savais pas vraiment où. Et puis au fur et à mesure que j’ai grandi, je me suis rendu compte que je voulais faire ce genre d’expérience à l’autre bout du monde, le plus loin possible de chez moi. Quitte à partir une année, autant partir le plus loin possible. Comme j’adore les pays chauds, la faune et la flore autant que les grandes villes, l’Australie est alors apparue comme une évidence ! C’est là que j’ai su que j’irai, un jour, travailler en Australie et voyager au sein de ce pays.

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Au début, je voulais partir travailler et vivre dans la grande ville. Vivre la vie de la grande ville. Parallèlement, je ne voulais pas d’un travail ordinaire et je n’avais pas non plus d’expérience avec les enfants, ce qui ne favorisait pas l’initiation d’un projet au pair. Étant donné que j’aime également les animaux et la nature, et grâce aux conseils d’Annie, j’ai tout simplement opté pour le programme de travail en ferme. Et je ne le l’ai pas regretté une seule seconde !

 

La langue

Quel niveau de langue avais-tu avant de partir ?

Lorsque je suis partie j’avais en poche ma licence en langues étrangères appliquées en anglais et espagnol. Je ne dirai pas que j’avais un niveau parfait mais je pense que je partais avec des bagages et des notions assez solides, ce qui m’a probablement été utile. […] C’est pourquoi, un diplôme autre qu’un diplôme en langues n’est absolument pas un frein. De plus, lorsqu’un natif s’aperçoit qu’un minimum d’effort dans sa langue natale est fait, généralement ça lui fait plaisir et il est plus enclin à écouter et/ou aider. Même s’il est vrai que certains s’impatienteraient, ce n’est absolument pas le cas de tout le monde. Au contraire.

Comment sont venus les progrès ?

Le Nicaragua (en 2017) m’a permis de chauffer un peu la machine, ce qui n’était pas négligeable. J’ai connu beaucoup d’étrangers qui parlaient anglais. De manière plus concrète, j’ai commencé à faire des progrès lorsque j’étais chez mon premier employeur. Cela m’a bien pris des semaines je pense pour être plus à l’aise à l’oral et avoir une élocution plus fluide. En revanche, en ce qui concerne la compréhension, cela a bien pris des mois pour qu’elle soit presque parfaite car l’accent australien n’est pas des plus simples (et encore plus pour le néo-zélandais). Cependant, le fait d’avoir été entourée de mon employeur, de mes collègues, des amis rencontrés sur place, bref, des natifs, toutes ces personnes ont contribué à mon amélioration.

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Quelles sont tes astuces ?

(id. Nicaragua)

La meilleure école reste d’être entouré de natifs. Si vraiment tu te sens mal à l’aise, tu peux décider de prendre des cours à côté, cela te permettra d’avoir plus confiance en toi et d’oser. Ce sont les natifs qui vont te faire progresser très vite ! Mais il faut jouer le jeu et se forcer à ne rester qu’avec des anglophones/hispanophones.

N’hésite pas non plus à regarder des programmes télé, si tu peux, ça aide toujours. N’hésite pas non plus à parler aux gens (notamment dans les auberges de jeunesses) ou de répondre tout simplement lorsqu’une personne dans la rue t’accoste. Sur ce plan-là, les nicaraguayens sont beaucoup plus sociables que les français.

Le secret, c’est tout simplement d’éviter le français au maximum.

Et ta motivation ?

D’abord, l’un des buts de ce voyage était de parler le plus parfaitement possible l’espagnol et l’anglais.

Ensuite, me dire que je n’ai pas fait 15150 kilomètres pour rester recluse dans mon coin parce que je ne sais pas parler anglais ! Plus vite je me lancerai, plus vite je me sentirai à l’aise et je pourrai apprécier chaque instant, échanger, parler et avoir des fous rires avec des personnes non francophones. Et ça, c’est le pied !

 

L’étranger

Quels étaient tes objectifs avant de partir ?

J’y pensais depuis des années sans vraiment savoir quand je ferais le grand saut. J’ai vraiment commencé à y penser sérieusement lorsque je faisais mon stage de fin d’année de LEA. […] Mon objectif était de partir à l’étranger pour approfondir mon niveau en langues et d’entamer mon Master (en langues) de l’année suivante avec plus de confiance. Il est judicieux et vivement conseillé de partir à l’étranger lorsqu’on fait des études de langues et encore plus lorsqu’on entreprend un Master dans cette discipline. J’en avais besoin. Cependant, même si j’avais entrepris des études autres que les langues je serais quand même partie car j’éprouvais réellement cette envie, au plus profond de moi ! Les langues mises à part, je ressentais ce besoin de partir. J’avais besoin de me prouver que j’étais capable de faire ce grand saut, à l’autre bout du monde, pour une durée d’un an. Et seule. Et je ne le regrette absolument pas.

Quoi de nouveau, différent, agréable ?

(id. Nicaragua)

C’était la première fois de ma vie que je partais seule et également la première fois que je partais à l’autre bout du monde. Ça a donc été deux expériences en une. Mais comme c’était ce que je recherchais, pour moi, ça a été génial et incroyable, jouissif même. Je me sentais libre à 100% et je respirais enfin !

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Ensuite, le fait d’avoir fait du volontariat dans un zoo (Nicaragua), d’avoir travaillé dans des fermes… Tout ça, c’était nouveau pour moi. J’ai adoré puisque je recherchais justement la nouveauté dans des domaines pour lesquels je portais une attention depuis un moment déjà.

Tes plus grosses galères ?

Ma plus grosse galère c’était au tout début de mon aventure, lors de mon premier week-end à Melbourne. Je venais de travailler 11 jours de suite chez mon premier employeur et avais enfin un week-end off. J’avais donc décidé de partir à Melbourne pour le week-end. J’ai toujours eu pour habitude de voyager avec des photocopies de mes papiers (aucun problème au Nicaragua). Lorsque je suis arrivée dans l’auberge de jeunesse dans laquelle j’avais réservé, la réceptionniste a refusé que je dorme sur place. Soi-disant que la politique de l’auberge interdisait de présenter une photocopie du passeport et que c’était la même chose partout, dans toute l’Australie du moins. Elle ne s’est pas démontée lorsque je lui ai dit que je devais finalement dormir dehors. Heureusement j’avais un ami (Anton, que j’ai rencontré le lendemain de mon arrivée en Australie) qui lui vivait à Melbourne et m’a gentiment offert le gîte et le couvert. Merci Anton ! 😀

Il y a eu une autre mésaventure plutôt qu’une galère… Cela s’est produit durant le road trip avec mon ami Lasse, que j’ai rencontré à mon arrivée en Australie. Nous participions au même programme et avions gardé contact. Durant ce road trip (en hiver), nous logions dans notre 4X4 et je me souviens de ces deux nuits particulièrement glaciales. L’une d’entre elles était à Lamington National Park. J’ai cru que j’allais perdre mes orteils, le bout de mon nez et mes doigts ! Et ce n’est pas tout. Comme nous vivions dans notre voiture, il fallait trouver des freecamps qui fournissaient des douches. Alors la plupart du temps, on en a trouvé, et parfois non (ça reste rare). Mais il faut savoir que même par un temps d’hiver, les douches chaudes, ça n’existe pas ! (ou 1/20…). Alors gare aux frileux ! 😊 Sinon, prévoyez une douche solaire.

Ta plus grande joie ?

Holala il y en a eu tellement ! Probablement lorsque mon dernier jour de travail touchait à sa fin et que j’allais enfin rejoindre mon ami Lasse pour réaliser ce road trip sur la côte Est. Un road trip dont je rêvais depuis des années. Nous avions loué un van pour parcourir tous ces kilomètres de Daintree Rainforest jusqu’à Sydney.

J’ai également été très contente d’avoir trouvé mes deux jobs !

Je pourrais rajouter un autre élément. C’est lorsque j’ai fait mon saut en parachute, le premier de ma vie. À cause des conditions météo, nous avons dû reporter notre saut un peu plus tard dans la matinée. Nous avons eu de la chance, le soleil était encore assez bas dans le ciel et nous avions les nuages juste en dessous de nous. Le spectacle de fin du lever de soleil et des nuages sous nos pieds était juste à couper le souffle. La lumière du soleil se reflétait sur les nuages, un bel arc-en-ciel était apparu. C’était « stunning » ! Le genre de vue qui reste gravée dans votre mémoire pour toujours…

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D’ailleurs en parlant de soleil, il est particulièrement puissant en Australie. Que ce soit au lever ou coucher, vous ne pouvez qu’être admiratif. Et quoi de mieux que de se lever en 4 et 5 heures du matin pour aller admirer un lever de soleil ?! À condition de faire une randonnée d’environ une heure et d’atteindre les hauteurs d’un fort pour admirer le spectacle.

 

La suite

En quoi ce séjour t’a aidé ?

(id. Nicaragua)

Aujourd’hui avec la globalisation, parler des langues étrangères apporte une vraie plus-value. Mais ce n’est pas dans cette optique que j’ai voulu voyager. C’est avant tout parce que j’aime ça. Pour ma part j’ai entamé ces études car j’aime pratiquer les langues et que j’ai choisi d’en faire mon métier. Je trouvais ça pertinent et judicieux de réaliser un séjour d’un an à l’étranger avant de poursuivre mes études. Et ça valorise un CV. Je savais que cette expérience m’aiderait à me sentir plus confiante dans mon Master.

Sur le plan de la vie générale, ça permet de nous ouvrir l’esprit ou d’élargir cette ouverture d’esprit. C’est toujours bien de relever la tête, voir un peu ce qu’il se passe ailleurs, vivre les actualités à l’étranger et non pas les regarder qu’à la télé. Voir ce que vous pouvez apprendre des coutumes étrangères. Mais bon, pour ça, il faut aimer le contact humain et être prêt à faire face au changement. Grâce à ça, on échappe aussi au train-train de la vie quotidienne. Alors si comme moi tu t’ennuies fortement dans la routine, c’est que, peut-être, ce genre d’expérience est fait pour toi. Dans tous les cas, on n’en ressort que plus enrichi.

Un autre point positif d’une expérience comme celle-ci est que, non seulement, elle t’en sort enrichi, mais également plus mature, encore plus débrouillard ! Si c’est un rêve qui trotte dans le coin de la tête depuis un moment, ça permet de constater que finalement rien n’est impossible tant qu’on est honnête avec soi-même et que l’on veut réellement quelque chose. Tu en sors grandi(e) et tu te rends compte que là où tu vis ce n’est pas si mal, qu’il n’y a pas de quoi se plaindre finalement. Rien n’est parfait dans aucun pays. Par ailleurs, tu prends conscience de ces petites choses luxueuses que tu as au quotidien et dont tu ne prêtes même pas attention car tu les as prises pour acquises.

Eh bien, ce genre d’expérience permet de te faire prendre conscience que rien n’est acquis, même la plus banale des choses. Ça remet les pendules à l’heure.

Que dirais-tu à quelqu’un qui hésite encore ?

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Parfois, on sent que le moment est venu, comme si on était poussé par une force invisible qui nous disait : « non, attends un peu, ce n’est pas maintenant, mais ça viendra, je te le promets ». Et puis un jour son discours change pour devenir : « OK ! C’est parti, fonce! Ta chance se présente là, saisis-la avant qu’elle ne disparaisse. C’est maintenant ou peut-être-jamais ». C’est honnêtement ce qu’il s’est passé pour moi.

 

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Et si cela ne te convient toujours pas, j’ai envie de dire « on n’a qu’une vie », alors n’hésite plus et fonce, tu ne le regretteras pas.

Mais encore ?

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Durant ton voyage, tu fais énormément de rencontres et de toutes nationalités. Même si tu voyages seul(e), tu ne l’es jamais vraiment. Certaines d’entre elles vont durer alors que beaucoup d’autres vont s’éteindre. Mais malgré cela, ces rencontres restent inoubliables et enrichissantes !

Par ailleurs, pour ma part, ce voyage m’a permis d’être plus tolérante sur les transports en commun et d’apprécier chaque douche (tous les jours) !

Pour être plus sérieuse, mes deux voyages ont été jusque-là, la plus belle expérience de toute ma vie.

Mais… qui est Mélissa, maintenant ?

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Je suis à l’origine quelqu’un de très ouvert d’esprit et de tolérant. Pour autant, cette collaboration m’a ouvert les yeux sur certaines choses et a dissipé mes soupçons sur d’autres. Les deux principales sont celles-ci :

  • Premièrement, elle m’a non seulement prouvé qu’effectivement je suis tout à fait capable de voyager seule mais aussi de vivre seule à l’étranger et que, par-dessus tout, je m’y sens bien !
  • Deuxièmement, elle m’a enfin confirmé que je sais véritablement m’adapter à tout environnement.

Une fois que tu as chassé les obstacles qui t’empêchent de partir, tu ne peux ressentir que de la gratification envers toi-même !

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>>> Lire le deuxième témoignage de Mélissa sur le volontariat au Nicaragua. Inutile de vous dire qu’elle a encore pleins d’anecdotes à nous raconter…

Quelques informations sur Mélissa :
  • Partie à 24 ans
  • Durée : 7 mois
  • Placement : 25 janvier au 25 août 2018
  • Programme Farm Work :
    • 3 mois de travail dans un haras
    • 5 semaines de travail dans une ferme de bétail
  • Région : État du Victoria et État du New South Wales (Australie)

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